Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
HAUT DOUBS FEMMES & CO

HAUT DOUBS FEMMES & CO

Blogzine Inspiration et Optimisme Un regard féminin sur la Franche-Comté Média Franco-Suisse Découvrez Haut-Doubs Femmes & Co : un média et un réseau engagés vers le positif, à portée de clic. Tourné vers l'avenir, HDF & CO a pour mission d'apporter inspiration et optimisme, gageant qu'ils sont un aimant à bonheur !

Ado - Pilier tout sourire : Lorette Jacquot

Ado - Pilier tout sourire : Lorette Jacquot

Lorette Jacquot a grandi dans le Saugeais. Elle découvre le rugby en 6ème à travers l’UNSS, puis c’est un coup de cœur pour ce sport. Depuis, elle n’arrête pas d’évoluer et de gravir des échelons puisqu’elle est aujourd'hui sélectionnée en équipe de France Féminine de moins de 20 ans. Rencontre avec une passionnée, à suivre de près ! 


-    Comment as-tu découvert le rugby ? 
J’ai eu envie d’essayer en 6ème, au collège Aubrac. J’étais la seule fille au début et ça m’a plu ! A 16 ans, j’ai basculé avec les adultes filles du CAPontarlier pour les entraînements uniquement. J’ai donc cherché un autre club pour pouvoir jouer : Lille Pôle Espoir. J’ai suivi ma 1ère et ma terminale là-bas et évolué au club de au LMRC Villeneuve-d’Ascq. 


-    Peux-tu nous décrire plus précisément ton parcours sportif ?
À 15 ans, les filles sont séparées des garçons. J’intègre l’entente cadettes filles qui regroupe  toutes les joueuses de Pontarlier à Lure de 15 à 18 ans. Cette équipe s’appelle les « Re-doubs-tables » et se déplace dans tout le Grand-Est. Lors d’un tournoi à Metz, j’ai été repérée par le staff de la fédération française de rugby (FFR) et c’est là aussi que je suis admise au pôle espoirs près de Lille. En janvier dernier, je suis convoquée avec 35 joueuses du « Top 100 » par la FFR pour une semaine de stage au Centre national du rugby de Marcoussis. Le 19 février, j’apprends que je suis retenue dans l’équipe de France des moins de 20 ans. 


-    Qu’implique au quotidien un tel parcours ? 
La séparation avec la famille n’est pas facile. C’est beaucoup d’entraînements, deux, trois par jour, petits mais réguliers. Comme je joue pilier droit première ligne, poste le plus dangereux, je muscle mes cervicales. 


-    Lorsque tu regardes le chemin accompli, que te dis-tu ? 
Je voulais m’entraîner plus en rejoignant Lille, mais je n’aurais jamais pensé en arriver là ! Maintenant que j’y suis, je ne veux plus que ça s’arrête ! 


-    Tu as 19 ans, étudies en STAPS après avoir décroché ton bac ES. Quels sont tes projets ? 
Suite à ma sélection du top 100, la fédération en garde 28 pour une tournée aux Etats-Unis. Je n’arrête pas de m’entraîner pour toujours faire mes preuves. J’aimerais poursuivre en équipe nationale et intégrer une formation du “Top 16”, et pourquoi pas rêver de la prochaine Coupe du monde, prévue en 2023 en France. Professionnellement, il n’est pas encore possible d’en vivre pour une femme et j’aimerais travailler dans le sport, avec des personnes âgées ou handicapées. 


-    Pour terminer, aurais-tu un petit mot pour encourager nos lectrices, qui n’osent pas se lancer ? 
L’ambiance est top, à Pontarlier ! Même dans la compétition, nous sommes soudées. Si on a un esprit positif, les garçons nous apportent beaucoup ! Mes années mixtes sont mes préférées ! 

Partager cet article

Repost0

Commenter cet article