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La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné !

Rencontre avec deux peintres de Pontarlier, deux générations, deux styles. 

Francine et Laure-Anne nous confient l'effet du confinement sur leurs créativités ! 

Un important travail de réflexion précède la peinture du tableau pour Francine Marchal, qui cherche désespérément un moyen d’exposer et de vendre ses œuvres. 

Un important travail de réflexion précède la peinture du tableau pour Francine Marchal, qui cherche désespérément un moyen d’exposer et de vendre ses œuvres. 

Francine Marchal et sa peinture impressionniste confinée 

Francine Marchal devait exposer ses talents du 16 au 18 avril 2020 à la salle annexe des Annonciades à Pontarlier. Une vente à prix spéciaux qui lui permettra de libérer son atelier. Bientôt un an après, la salle ne pouvant toujours pas l’accueillir, elle croule sous son stock et lance un SOS. 

Elle définit son style comme « impressionniste à tendance fauviste ». Classique à ses débuts, il a évolué au fil du temps. « J’ai toujours dessiné depuis mes 5-6 ans », se remémore l’artiste, qui a commencé à peindre à l’âge de 20 ans. Son activité professionnelle a mis en veille son élan artistique quelques temps, lequel s’est réanimé à la demande de proches qui la sollicitait pour illustrer de manière humoristique, type caricature, des comptes-rendus de réunion ou autres. 


 

 

« L'œil du spectateur booste la créativité »« L'œil du spectateur booste la créativité »

« L'œil du spectateur booste la créativité »

A la retraite depuis 15 ans, la peinture l’a rattrapée. « Je suis à fond dans la peinture », annonce cette passionnée qui peint presque tous les jours. Si elle a commencé par une peinture assez classique, mais très colorée, elle s’illustre désormais dans l’impressionnisme. « Petit à petit, j’ai simplifié le dessin, simplifié la palette, car j’aime bien que l’on voit la touche et le geste », explique Francine Marchal. Simplifier ne signifie pas plus facile. Au contraire, ce procédé est plus difficile pour la peintre, pour laquelle « le temps d’un tableau représente 80 % de réflexion, des nuits blanches à réfléchir, calculer. Quand c’est prêt dans ma tête, le reste est les 20 autres %. Je travaille très vite, en une journée, en un seul jet », explique-t-elle, elle pour qui un tableau n’est pas abouti s’il n’a pas été conçu d’un seul trait. 

Depuis la crise sanitaire, « ce sont bien évidemment les contacts avec mes amis peintres qui me manquent le plus, voir leur travail, entendre leurs avis sur le mien...mais comme globalement je suis une solitaire (non asociale pourtant) qui ne s'ennuie jamais, j'ose dire que cette période a été très féconde », confie Francine Marchal. Elle a en effet beaucoup étudié des périodes artistiques auxquelles elle ne s’était pas intéressée jusque-là :  les postimpressionnistes, les peintres des différentes écoles allemandes du siècle dernier lui ont ouvert d’autres perspectives.  Tout son temps libre a été consacré à peindre, peindre, peindre. « Je fais donc partie des privilégiés qui n'ont pas trop souffert de la crise. Mais pour un peintre, ne pas pouvoir montrer son travail hors de chez lui, c'est contre nature. L'œil du spectateur booste la créativité. Tout en veillant à rester modeste, un artiste n'existe que par le spectateur », explique la peintre.  

Une nouvelle présentation-vente de 32 tableaux en attente d’exposition est espérée en mars, à la saĺle Malfroy à Pontarlier. Mais hélas, elle n'a pas une fois de plus pu avoir lieu. Une alternative dans un lieu privé, avec des visites sur rendez-vous par exemple, pourrait y trouver, le cas échéant, une nouvelle vocation. Pour toute demande d’informations : francine.marchal25@gmail.com. 

 

La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné !

Pour toute demande d’informations : francine.marchal25@gmail.com. 

La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné !

Laure-Anne Duchet, sa peinture et ses cours hauts en couleurs s'acclimatent

 

Laure-Anne Duchet est une peintre pontissalienne qui partage son temps entre la création de ses tableaux et sa passion en organisant des cours, des ateliers, et des stages. Naturellement, cette seconde activité s'est vue impactée depuis le 1er confinement : 

"En règle générale, mon activité est composée de 50 % de ventes de toiles et 50 % de cours, ateliers, des stages dans mon atelier ou dans des structures spécialisées. Depuis le confinement mes cours et mes stages sont très perturbés  et ils sont actuellement complètement arrêtés car la surface de mon atelier est trop petit et je ne peux pas appliquer le protocole sanitaire. Je ne peux faire que des interventions dans les collèges ou avec des établissements comme Préval."

L'artiste s'adapte donc en favorisant les ateliers à l'extérieur, comme par exemple le stage de sculptures en récupération qui a pu avoir lieu au mois de janvier au collège Malraux de Pontarlier, avec les élèves de 6e et d' upe2a.

"Mais surtout j'essaie de vendre plus de toiles par des moyens différents", rebondit-elle. "J'ai refait entièrement mon site internet www.laureanneduchet.com, des catalogues, de la communication sur les réseaux qui me permettent de recevoir mes clients à l'atelier et de vendre.... J'ai également pu faire une grosse expo à la chapelle des Annonciades en septembre."

 

La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné !

L'artiste s'adapte donc en favorisant les ateliers à l'extérieur, comme par exemple le stage de sculptures en récupération qui a pu avoir lieu au mois de janvier au collège Malraux de Pontarlier, avec les élèves de 6e et d' upe2a.

"Mais surtout j'essaie de vendre plus de toiles par des moyens différents", rebondit-elle. "J'ai refait entièrement mon site internet www.laureanneduchet.com, des catalogues, de la communication sur les réseaux qui me permettent de recevoir mes clients à l'atelier et de vendre.... J'ai également pu faire une grosse expo à la chapelle des Annonciades en septembre."

La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné ! La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné !

Pour que son art soit plus accessible financièrement et plus facile en terme de dimensions et de logistique, Laure-Anne a commencé à faire des petits formats qui sont exposés et vendus dans des boutiques d'artisanat où de décoration dédiées... Actuellement, il est possible de les trouver à La Fabrik de Mana à Pontarlier et Atipik Concept Store à Tarare dans le Rhône.

"J'ai également développé le côté vente en ligne avec mon site et en m'inscrivant sur des plateformes artistiques telle que Artmajeur... ", précise la peintre qui ne manque pas de créativité ! 

Justement, est-ce que cette période exceptionnelle a eu du positif sur sa créativité ? 

"Ce n'est pas toujours facile parce il faut trouver l'énergie et la force de rebondir et d'avancer et toujours se remettre en question et se renouveler....mais ça permet de ne pas rester sur ses acquis et de travailler encore et encore. Et puis j'ai plus de temps pour faire de nouvelles expériences, contempler, vibrer, profiter, m'inspirer de la nature... "

Elle, qui a pourtant déjà derrière elle une histoire de vie cabossée, estime que les temps actuels forcent à avoir un certain détachement, une vraie résilience, de la patience....

"Je préfère faire des épreuves et des tempêtes une force et allers vers le positif et la gratitude ce qui nourrit forcément la créativité. Je vais vers plus de sérénité et d'apaisement."

 

 

La peinture au féminin, un art qui ne se veut pas confiné !

Laure-Anne Duchet travaille actuellement sur une collaboration photographie/ peinture avec le photographe Jean robert Longhi. Ensemble, ils espèrent, et nous aussi,  pouvoir faire une exposition à la chapelle des Annonciades fin mai 2021. 

Des projets d'ateliers sont également en collaboration avec Préval au mois de juin, ouverts aux enfants à partir de 8 ans sur de la sculpture et de la peinture avec de la récupération. 

Laure-Anne, qui espère pouvoir reprendre ses stages et ses cours à l'atelier, continuer sa collaboration avec les magasins, continue de participer à la galerie associative Pictura à Besançon (jusqu'au 4 mars) qui lui permet d'exposer deux à trois fois par an et surtout de garder un lien avec ses collègues artistes. Elle reçoit également les clients à son atelier sur rendez-vous. 

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