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HAUT DOUBS FEMMES

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2 bonnes raisons de trouver une alternative aux protections hygiéniques jetables

2 bonnes raisons de trouver une alternative aux protections hygiéniques jetables

Nous étions loin de nous en douter, mais des études ont démontré que les serviettes et tampons hygiéniques jetables sont souvent composés de substances toxiques, et sont polluants.

De nombreuses femmes utilisent quotidiennement des protège-slips, optent pour des tampons ou des serviettes pendant leurs règles. Certes faciles à utiliser, ces protections jetables sont à réfléchir dans ce contexte polémique autour de l'intimité féminine. 

Heureusement, il existe aujourd’hui des alternatives, tout aussi pratiques, et saines pour notre santé et notre planète ! 

 

1. Une composition problématique pour une exposition tout au long de notre vie ! 

Contrairement à un produit alimentaire, les emballages de protections féminines n'indiquent que très rarement  la composition des produits. Pourtant, nous les portons au plus près de notre corps, lors des 2250 jours de règles que compte la vie d’une femme.

"Les matières premières utilisées dans les produits comme les serviettes, les tampons et les couches, ou encore le papier, passent par un processus de blanchiment.
En quoi le blanchiment au chlore est-il nocif ?
Le blanchiment au chlore génère des sous-produits appelés dioxines.
Les dioxines et les furanes sont des substances chimiques cancérigènes liées aux problèmes de reproduction et de développement, aux perturbations endocriniennes et aux troubles du système immunitaire.

Une utilisation et une exposition tout au long de la vie entraînent une accumulation de résidus dans l’organisme. Les dioxines s’accumulent dans les cellules adipeuses et y restent plusieurs décennies. 

La production de dioxines dans la fabrication de tampons et de serviettes hygiéniques est non seulement nocive pour l’environnement, mais expose également les utilisatrices à de faibles niveaux de dioxines à chaque utilisation de produit". Source : Natracare

Les tests révèlent en effet des résidus de pesticides, de dioxines, de dérivés halogénés, de phtalates… Des traces d’insecticide utilisé dans la culture du coton se trouvent même dans un produit dépourvu de cette matière. Des polluants considérés comme cancérigènes probables, perturbateurs endocriniens ou toxiques pour la reproduction.

Même les marques dites « bio » sont en cause. En 2016, la marque Organyc retirait 3100 boîtes de protège-slips en coton biologique des rayons français et canadiens. La firme avait détecté la présence de résidus de glyphosate, pourtant interdit en agriculture biologique.

Source : Rapport de durabilité 2007-2008 Produits d'hygiène absorbants Edanan 

Alors, que faut-il en penser ? 

L'association 60 millions de consommateurs estime que ces substances n’ont rien à faire dans des produits d’hygiène si proches de l’intimité des femmes. D’autant que certains composés sont reconnus comme perturbateur endocrinien, dont la caractéristique est justement d’agir à faible dose.  

 

2 bonnes raisons de trouver une alternative aux protections hygiéniques jetables

2. Les choses bougent, des alternatives existent ! 

Une femme consomme de grandes quantités de protections féminines. Rien que pour les serviettes, cela représente 1447 serviettes hygiéniques utilisées chaque seconde dans le monde (Planetoscope) Une seule femme jette environ 10 000 tampons ou serviettes dans sa vie (Member day hearing on tax relating proposals to improve health care). Les quantités de déchets produites sont donc énormes.

Les choses bougent face aux impacts de produits si nécessaires au bien-être des femmes. Des initiatives citoyennes font évoluer les comportements des industriels. Comme la pétition lancée en 2015 par Mélanie Doerflinger. Ses 250 000 signatures ont poussé certaines marques à indiquer la composition de leurs produits.

Des alternatives existent aussi. Comme la cup ou les serviettes lavables. Il faut simplement respecter quelques règles pour bien les utiliser. Des solutions plus insolites existent aussi, comme le flux instinctif libre.

Alors, par quoi remplacer les tampons et serviettes hygiéniques ?

La coupe menstruelle


La "cup" ou coupe menstruelle est une petite... coupe terminée par une tige. Souple et haute de quelques centimètres, on l’utilise pendant 3 à 10 ans, ce qui réduit très fort les quantités de déchets. Autre avantage, son prix varie de 15 à 35€. Soit l’équivalent d’une seule année de tampons (environ 36€).

Les serviettes lavables


Loin des serviettes de grands-mères, les serviettes lavables modernes ont beaucoup d’avantages. Fines, douces, colorées, confortables, elles sont faciles à utiliser. Elles coûtent entre 3 et 30 € et, si on les entretient bien, on peut les utiliser jusqu’à 5 ans.
On peut acheter des serviettes hygiéniques prêtes à l’emploi (en magasin bio, écologique, en ligne…) ou en coudre avec des tissus de récup. On privilégie les matières naturelles comme le coton bio ou le chanvre. Et on préfère des serviettes avec un label GOTS ou Oekotex 100 afin d’éviter des produits chimiques polémiques. 

Les culottes menstruelles


Les culottes menstruelles, ou culottes des règles, sont les dernières arrivées sur le marché des alternatives aux protections jetables et elles ont la cote. Elles se présentent sous la forme d’une culotte classique mais avec un cœur absorbant qui retient le flux de sang. Elle est composée de 3 couches :

- l’extérieur, qui peut être en coton, bambou, polyamide, élasthanne, modal… 
- la doublure, faite de coton, élasthanne… 
- la couche absorbante, composée de viscose, polyester, PUL, lycra, tencel, laine…
On préfère évidemment les matières naturelles et les culottes de fabrication européenne qui respecte les normes en vigueur, comme la belge La Renarde ou les françaises Elia, LilY Basic, Petites Culottées, Pourprées, Rejeanne…avec le label Oeko-tex 100 (Fempo, La Renarde, Rejeanne...). Certaines marques vont plus loin et y ajoutent la certifications GOTS (Elia, LilY Basic, Pourprées, Petites Culottées…). La culotte possède également une couche imperméable pour éviter les fuites.

Le prix varie entre 10 et 40€, même si certaines culottes plus travaillées avec de la dentelle peuvent afficher des prix jusqu’à 60 €. Sa durée de vie est de 5 ans environ. L’achat d’une culotte est donc rentabilisé assez rapidement par rapport aux tampons. On évite aussi pas mal de déchets par rapport aux protections jetables.

Pour nettoyer les culottes ou serviettes lavables, on rince ou on fait tremper la culotte dans de l’eau froide pour enlever le maximum de sang. On les passe ensuite en machine, selon les consignes indiquées.  

Il est également possible de réaliser ses culottes menstruelles soi-même. Il existe des tutos sur la toile ! 

Le flux instinctif libre


Récente, la pratique du flux instinctif libre fait de plus en plus d’adeptes. Le principe ? « Écouter son corps » et ainsi se passer de protections hygiéniques. Les habituées sentent quand elles doivent évacuer leurs règles, contractent leur périnée pour retenir le flux puis se rendent aux toilettes pour l’éliminer.

Cette pratique est certainement écologique, économique et naturelle. Mais elle nécessite un apprentissage. Il y a aussi des contraintes : il faut pouvoir se rendre aux toilettes au bon moment (difficile à concilier avec certaines activités) et que des toilettes se trouvent à proximité. 

Les gynécologues semblent ne pas trouver de risques à cette méthode. Ils pointent du doigt la difficulté à la mettre en œuvre, surtout pour les flux importants ou les femmes ayant eu un accouchement par voie basse. Les adeptes expliquent en effet qu’un temps d’adaptation est nécessaire. Selon les médecins, la contraction doit venir du plancher pelvien, pas de l’utérus, et ne doit pas être trop longue. Cette méthode ne convient pas à toutes les femmes mais serait une possibilité pour certaines. 

2 bonnes raisons de trouver une alternative aux protections hygiéniques jetables

En attendant de sauter le pas, si vous préfèrez les protections jetables, il est possible de les choisir en version plus écologique. Qu’il s’agisse de tampons ou de serviettes, on privilégie :

- du coton bio ;
- de la cellulose non blanchie au chlore ;
- des produits sans composants pétrochimiques et plastiques sauf éventuellement des pochettes en bioplastique compostable ;
- des produits sans parfums, sans colorants, sans additifs.

Des labels peuvent guider le choix. En plus des labels GOTS et Oekotex 100, on cherche ces labels sur les emballages : Soil Association, Nordic Swan, ICEA, USDA Certified Biobased Product.

Source : Ecoconso.be

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